vendredi 26 juin 2009

Si le corset m’était conté…


Un court post pour vous inviter à aller faire un tour à cette exposition dont le vernissage a eu lieu hier soir et où nous étions présents.

J’ai découvert cette artiste par le biais d’une personne rencontrée lors de mon concours de conservateur. Il m’en avait parlé pour me faire un contact dans le milieu artistique et culturel.

Du coup, en rentrant je suis allé faire un tour sur le site internet de la dame et son travail m’a plu en partie, surtout ses encres et ses corsets que j’ai vraiment découverts hier.

Donc, si vous avez un petit moment, allez faire un tour à cette adresse internet pour vous faire une idée : http://r.puente.free.fr/

Et si ça vous plait, allez donc les voir en vrai. La galerie est petite, mais ça vaut le détour.

mercredi 24 juin 2009

Les paroles s'envolent...


Les écrits restent… Un proverbe très connu, que beaucoup tiennent pour une vérité acquise et incontournable. Pourtant, je ne peux m’empêcher de ne pas être d’accord avec la majorité. Mes plus beaux souvenirs ne sont pas inscrits sur des morceaux de papier, ils sont gravés dans ma mémoire mieux que dans le plus beau des marbres.

L’un de ces souvenirs, nous nous le sommes remémoré hier soir avec mon cher et tendre. Il tient pour ainsi dire en une phrase que la fille de ma cousine a prononcé un jour, un air espiègle sur son visage d’enfant. Et grâce à ces quelques mots, le reste de cette soirée nous revient à l’esprit en quelques secondes.


« Hou la peureuse, elle est amoureuse ! »

Je vous avoue que sur le coup, cette phrase m’avait fait rougir jusqu’aux oreilles et que j’avais été contente de tourner le dos à celui qui partage ma vie aujourd’hui, pour avoir le temps de reprendre contenance. Car cette phrase et cette soirée, sont celles qui m’ont offert le plus grand bonheur de ma vie à ce jour : l’homme que j’aime.

Une fois cette phrase prononcée, tous les détails me reviennent… Mais ces détails n’appartiennent qu’à nous, et nous les partageons et les chérissons avec tout notre cœur. Et en plus de ces détails viennent aussi des questions, des interrogations auxquelles nous n’auront jamais de réponses, et la principale reste :


« Et si cette soirée s’était passée différemment, si cette phrase n’avait pas été prononcée, que ce serait-il passé ? »

Il est certain que je ne serais pas la même aujourd’hui : d’autres connaissances, d’autres envies, d’autres lieux… Il est tellement déstabilisant de se demander ce qu’aurait été notre vie sans l’évènement qui l’a fait basculé, en bien ou en mal. Personnellement, je crois que je n’aime pas penser à ça… A quoi bon chercher à savoir ce qui n’a jamais été et ne sera jamais ?

Il faut vivre les choses telles quelles sont, sans trop se compliquer la vie. Les doutes, les peurs, les questions : elles viendront et elles passeront. Le bonheur lui, restera si l’on fait en sorte de le retenir près de soi. Profiter de chaque jour, de chaque souvenir et s’en créer de plus beaux encore, voilà ce qu’est la vie en réalité. Les douleurs, les peines, les souffrances sont là pour nous faire évoluer : plus on souffre, plus on peut ensuite se construire de souvenirs heureux.

Mes souffrances m’ont rendue plus forte d’une certaine manière, même si je suis encore sous bien des angles cette petite fille apeurée que tout un chacun utilisait comme souffre douleur. Mais après de telles choses, on ne peut que se créer de beaux souvenirs qui viendront peu à peu prendre la place de nos peines.

Il faut juste sourire et avancer… Comme quoi plus que les écrits, se sont les sentiments qui s’incrustent en nous et nous font tels que nous sommes : tout simplement humains…

lundi 22 juin 2009

Ho Happy Day...



Le week end dernier, fête de la musique oblige, nous avons cherché une idée de concert sympa ou aller promener nos petites oreilles. Une lecture des gratuits plus tard, me voilà fixée sur la destination de notre dimanche : Corbeil Essonnes. J’avoue nous n’avons pas cherché bien loin, mais le programme était tel que je ne serai monté à Paris pour rien au monde.

Il faut savoir qu’à Corbeil, le mois de juin est synonyme de Festival du Jazz, et en général la fête de la musique fait la clôture. Des artistes comme Michel Jonasz ou Jean Jacques Milteau s’y sont produits, autant dire des pointures su domaine. Et cette année, ils nous ont gâtés : rien de moins que le Golden Gate Quartet en pleine tournée d’adieu.

Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un des plus anciens ensemble vocal américain de gospel et de negro spiritual, fondé en 1934. Bon, bien entendu, les chanteurs actuels ne sont plus les membres fondateurs, mais l’un d’entre eux est quand même dans le groupe depuis les années 50, le deuxième second ténor de l’histoire du groupe. Enfin, je ne vais pas vous faire une historique du groupe, ce n’est pas le sujet de cet article.

Non, si j’écris ces quelques lignes, c’est pour essayer de vous faire partager le bonheur que j’ai ressenti pendant les deux heures qu’ont duré le concert. Je n’avais pas vécu un moment de musique tel que celui-ci depuis très longtemps. Des voix hors du commun, des harmonies parfaites, un groove incroyable… De vrais chanteurs, talentueux, avec un sens de l’humour à faire baver n’importe qui.

Un coup de cœur particulier pour la basse du quatuor, Anthony Gordon. Il n’est dans le groupe que depuis deux ans, mais sa voix est vraiment extraordinaire. Je n’avais encore jamais vraiment entendu de voix aussi grave, sourde et mélodieuse. Si jamais vous trouvez un morceau récent du groupe, écoutez le rien que pour découvrir sa voix.

Et si vous trouvez des morceaux plus anciens, écoutez-les juste pour le plaisir des sens. Bien entendu, ce sont des chants à connotation religieuse, seule chose que les esclaves créateurs de ces styles musicaux pouvaient chanter. Mais il faut savoir faire fi de ses croyances ou non-croyances pour se concentrer sur l’art.

Enfin, un grand moment de bonheur que je n’oublierai pas de si tôt. D’ailleurs je vous ai trouvé un petit medley de leurs chansons par le groupe actuel (admirez la maîtrise de la basse *_*). Je trouve la qualité parfois moins bonne que ce que j’ai pu entendre, mais ça vaut le détour quand même …


jeudi 18 juin 2009

R.I.P.


Je profite de mon passage sur ces pages pour vous annoncer une triste nouvelle.

Ce dimanche, alors que je recevais mon beau frère à déjeuner, c’est produit une catastrophe sans précédent. Alors que nous étions en pleine préparation du repas, un bruit sec s’est fait entendre, un nuage de fumée est apparu, et il nous a fallu nous rendre à ‘évidence, aussi cruelle soit-elle.

Ayons une pensée pour cette pauvre petite chose qui s’tait dévouée à moi depuis quelques temps, qui ne comptait pas sa peine pour me rendre service. C’est au combat que mon mixeur a rendu l’âme, entre les mains de mon cher et tendre.



Nous avons bien entendu pratiqué une autopsie sur a pauvre machine, mais il nous a fallu accepter qu’il ne s’agiterait plus jamais pour battre les blancs en neige. Adieu mon mixeur, merci pour tes loyaux services, je ne t’oublierai pas…


... * soupir* ...



Aujourd’hui, pour ceux qui ne sont pas au courant, je passais la première épreuve d’un concours de la fonction publique territoriale pour être Conservateur Territorial de Bibliothèques (le premier qui rigole…).

Alors que les djeuns se massaient devant leurs lycées pour aller à l’abattoir philosophique, je prenais place dans une immense sale avec près de 400 autres personnes. Au menu du jour, composition sur un sujet d’ordre général relatif à la vie intellectuelle (idées, sciences, lettres et arts).

Alors moi, naïve, je m’attendais à un thème en rapport avec l’actualité, a quelque chose qui demande un esprit critique par rapport à la société. Enfin quelque chose d’assez évolué et intéressante… Comment dire…

SUJET :

« Ennui. Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaires, sans divertissements. »

J’ai été la seule à étouffer un éclat de rire dans la salle, autant dire que quelques regards soupçonneux se sont tournés vers moi alors que les mouches se remettaient à voler et que je plaquais une main sur mes lèvres.

Alors jeunes bacheliers de France et de Navarre, je vous ai compris !!! Et là, tout de suite, je connais déjà ma note pour cette épreuve : 7 ! Ben oui, c’est la seule note qu’un professeur ai bien voulu poser de son stylo rouge sur une de mes copies de philo…

Pour le coup, j’aurais préféré passer mon bac L, j’en aurai eu des choses à dire sur « L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien? », en tout cas plus que sur l’ennui… Ennui qui m’a très vite habité d’ailleurs. Mais bon, je n’ai jamais rendu copie blanche qu’en maths à la fac, et je ne compte pas changer cet état de fait.

Une copie double au final... Maintenant dire que c’est du grand art… Vous m’aurez comprise…

mardi 2 juin 2009

Gourmandises...



J’ai deux autres billets en attente, mais je ne peux m’empêcher de les laisser de côté quelques instants pour vous me vanter outrageusement de mon exploit culinaire de la veille. Pourtant, j’avais dit à de nombreuses reprises que je ne me laisserai pas avoir par l’effet de mode… Mais voila, j’ai craqué, j’ai gouté un jour à une réunion de famille et… Je me suis laissé convertir à la nouvelle religion culinaire du moment : les macarons.

Pourtant, je n’ai pas vraiment été encouragé par les personnes à qui j’en parlais au début. Combien de fois m’a-t-on dit qu’il fallait des mois pour arriver à faire de beaux macarons, que les premiers ressemblaient plus à des déjections canines, etc. Vous imaginez bien que j’ai commencé à stresser et que j’ai retardé le moment du grand saut.

Mais bon, après des semaines d’hésitations et l’achat de tous les ingrédients possibles je me suis lancée. Bon, je n’ai pas de matériel high-tech, alors le mixage des ingrédients au départ a été fait de façon assez approximative et l’appareil était moins lisse que la normale. Mais ce n’a pas changé grand-chose pour moi… Les puristes doivent avoir une expression outrée en ce moment, mais qu’importe.

Enfin bref, j’ai terminé ma recette, mis en route la cuisson et hop ! A ma grande surprise, le résultat était plutôt encourageant… Trois fournées plus tard j’ai entamé la « crème » centrale… Un petit caramel beurre salé des familles qui a plutôt bien tourné… Montage… Et voilà le travail !!



Un dernier conseil pour la route : n’écoutez pas ce que vous disent les gens et tentez quoi qu’il arrive, le résultat pourrait vous surprendre ! Sur ce, je vais grignoter un petit macaron moi…